Category Archives: Best Practices

Réduction des risques d’inondation dans le Bas-Mono : les habitants de Edoh-Wowuikope retournent à la terre

  • Dans le village de Edoh-Wowuikope, les inondations récurrentes depuis 2010 ont bousculé la vie des populations et entrainé des déplacements massifs vers d’autres localités
  • Grâce à une retenue d’eau construite par les populations locales en 2016, plusieurs activités communautaires s’organisent et procurent des revenus aux populations
  • Progressivement, les populations déplacées reviennent et retrouvent leur santé financière grâce aux activités économiques autour de la retenue d’eau

 

Edoh-Wowuikokpe, le 02 Novembre 2016 –  Edoh Wowuikopé est un village du canton d’Afagnan dont la population est estimée à 450 habitants et où l’activité principale est l’agriculture. Situé dans la dépression du bassin fluvial du Mono, le village est périodiquement victime d’inondations récurrentes, occasionnant des pertes de superficie cultivables, la destruction des cultures et l’écroulement des habitations en terre battue. Cette situation a induit une forte baisse de la productivité et occasionné un déplacement massif des populations vers d’autres localités.

Mais les choses ont commencé par changer en avril 2016 lorsque les communautés se sont mobilisées pour aménager une retenue d’eau et réaliser des infrastructures connexes qui ont permis de drainer les eaux d’inondations et d’assainir le milieu. La forte mobilisation communautaire pour ces travaux est la preuve de la détermination des populations à trouver ces solutions définitives à leur situation : « Ils se sont tous mobilisés pour soutenir l’initiative. C’est une véritable source de main d’œuvre locale qui a contribué à accélérer les travaux. Le milieu est maintenant assaini et les grandes quantités d’eau qui envahissaient les habitations sont drainées vers le bassin et serviront pour les cultures en période de contre saison », a dit Monsieur Yao Alex Hoegnikou, directeur exécutif de OVAD-AP, une organisation non gouvernementale qui a encadré les populations lors de la réalisation des travaux.

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La forte mobilisation des communautés

Désormais, les périodes de pluies et les inondations récurrentes qui s’en suivent font partie du passé. Les populations déplacées reviennent et prennent part aux activités économiques générées par les travaux réalisés. Le Chef du village, Monsieur Yawovi Zomatsi, s’en réjouit et fait part des perspectives économiques pour le village :

« Nous avons maintenant oublié les inondations, et nos activités agricoles reprennent. Avant, les femmes se rendaient dans d’autres localités pour travailler dans les champs des autres ; désormais, elles peuvent cultiver leurs propres champs sur place. De plus, nous avons prévu commencer par pratiquer la pisciculture, une activité économique que nous avons tant désiré dans ce village ».

L’espoir renaît donc dans la communauté de Edoh-Wowuikope qui se réjouit de reprendre ses activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture, le maraichage, et bien d’autres encore. Ceci, grâce à un appui financier du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) d’un montant de 32 millions de francs CFA (soit 60 000 dollars US).

Il est important de noter que les travaux à haute intensité de main-d’œuvre générés par l’ensemble des ouvrages réalisés (retenue d’eau ; tranchée pour l’écoulement des eaux ; des aménagements pour le maraîchage ; aménagement de la piste d’accès au village ; construction d’un dalot) ont été un bonus qui a beaucoup aidé les bénéficiaires à relancer leurs activités économiques : « Tous ceux qui ont travaillé sur les différents chantiers ont perçu 20 000 francs CFA tous les quinze jours. Cet argent nous a permis de supporter les besoins de nos foyers et de faire une petite épargne pour nous engager dans les nouvelles activités autour de la retenue d’eau, notamment le maraîchage », nous confie Mme Rebecca Amezian, une habitante du village.

Le PGICT (soutenu par la Banque mondiale et d’autres partenaires notamment le GFDRR, FEM, LDFC, TerrAfrica ) a développé une approche participative et inclusive qui permet aux communautés d’être les acteurs du développement de leurs localités. A Edoh-Wowuikopé, 246 personnes (dont 66,26% de femmes) ont participé activement à la réalisation des ouvrages.

Sur le plan national, au total 85 sous-projets communautaires à l’instar de celui de Edoh-Wowuikope, sont en cours de réalisation dans des zones ciblées pour aider à réduire les risques de catastrophe et des inondations récurrentes.

Désiré Komou

Chargé de communication

PGICT

LE PGICT à la trousse des criminels forestiers

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres contribue au relèvement des pénalités du code forestier du Togo.

Le PGICT appuie le processus de relèvement des pénalités du code forestier du Togo à travers deux rencontres : la première qui a regroupé les participants des régions Maritime et des Plateaux à Notsè le 19 juillet 2016 et la seconde au profit des trois autres régions à Kara le 21 juillet 2016.

Les participants sont les acteurs du ministère de l’environnement et des ressources forestières,  du ministère de la justice directement impliqués dans la gestion des délits et crimes d’abattage frauduleux des arbres et de braconnage (forestiers, juges et procureurs des tribunaux) et les forces de l’ordre et de sécurité. Ils œuvrent à élever les peines à la taille des infractions.

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Les échanges ont porté sur le code forestier et le programme de formation en procédures judiciaires des agents des Eaux et Forêts. Ces rencontres ont donc offert le cadre de correction des insuffisances constatées dans le code forestier. Elles auront aussi permis d’harmoniser les actions des différents acteurs impliqués dans la lutte contre la destruction des ressources fauniques et floristiques au Togo.

Le Secrétaire Général du ministère de l’environnement et des ressources forestières El-Hadj Abdourahim SAMA Boundjow a souligné les efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers dans la protection des ressources naturelles. Il a par ailleurs reconnu la légèreté des sanctions prévues par le code forestier à l’endroit des auteurs des délits et crimes : « nous estimons que la mise en œuvre dudit programme de renforcement de capacités permettra à l’administration forestière de dérouler à l’avenir les procédures avec plus d’efficacité et éviter que les auteurs de délit soient purement et simplement relâchés sans être amenés à réparer de façon conséquente les dommages causés », a-t-il indiqué.

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Le Togo dispose certes d’instruments de référence en matière de gestion et de répression des actes criminels vis-à-vis de la faune et de la flore. Mais vu les formes et les proportions inquiétantes prises par la criminalité forestière, un réajustement des peines s’est révélé nécessaire.

« De 2013 à 2015, des tonnes d’ivoire ont été saisies mais lorsque nous sommes appelés à appliquer la loi dans ce sens nous constatons que ce sont des peines vraiment légères, qui sont inadéquates par rapport aux préjudices que l’environnement a subi. En cela, nous praticiens de droit, en collaboration avec les services chargés de la protection de l’environnement, avons senti la nécessité de réfléchir ensemble pour voir ce qu’il faut apporter comme aménagement par rapport à cette législation » a déclaré MAWAMA Talaka substitut du procureur de la République près le Tribunal de Lomé.

Désiré KOMOU, Responsable Communication du PGICT

Un Recueil de bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres pour les projets SAWAP

L’atelier régional de validation du recueil des meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres en vue de leur diffusion organisé par le Projet de Renforcement de la Résilience par la biais de l’Innovation, de la Communication et des services de connaissances – BRICKS, se tient à Ouagadougou du 12 au 13 juillet 2016.

Ce recueil de meilleures pratiques en matière de Gestion Durable des Terres, résulte de l’étude du même nom menée par le cabinet CEFCOD avec pour but la documentation et la capitalisation des bonnes pratiques éprouvées de gestion durable des terres et des ressources naturelles, d’adaptation au changement climatique dans les douze (12) pays du programme SAWAP (Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo). Cette étude entre dans le cadre des activités de la composante gestion des connaissances du BRICKS mise en œuvre par le CILSS. Au terme de cette étude 300 bonnes pratiques ont été répertoriées et classées dans les catégories : (i) conservation des eaux et des sols, (ii) techniques culturales, (iii) techniques de fertilisation des sols, (iv) techniques de foresterie et d’agroforesterie, (v) techniques de gestion des ressources naturelles, (vi) techniques de gestion de l’eau, (vii) techniques d’aménagement, (viii) et techniques organisationnelles en matière de gestion durable des terres. En marge de ces catalogues de bonnes pratiques, un rapport synthèse de l’étude a été produit et décrit les différentes étapes et procédés de l’étude ainsi qu’une proposition d’actions pour l’ancrage institutionnel des bonnes pratiques.

Cet atelier régional aura donc pour objectif général de présenter ces deux produits de l’étude, les amender, procéder de manière consensuelle à leur validation et enfin définir une stratégie de valorisation et de dissémination de ces bonnes pratiques.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par M. Clément Ouédraogo, coordonnateur du programme Maitrise de l’eau du CILSS et représentant le Secrétaire Exécutif du CILSS Dr Djimé Adoum, avec à ses côtés Mme Félicité Mangang pour le compte de l’UICN, et M. Louis Banc Traoré de l’OSS.

M. Clément Ouédraogo a, dans son allocution d’ouverture, souhaité la bienvenue au Burkina Faso, à l’ensemble des participants qui n’ont ménagé aucun effort pour prendre part à cet atelier. Il a par ailleurs adressé ses vifs remerciements au nom du Secrétaire Exécutif,à l’endroit des projets SAWAP du Bénin, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo présents. Ses remerciements ont également été lancés à l’endroit du gouvernement burkinabé pour les facilitations accordées pour l’organisation de cet atelier, et à la Banque Mondiale pour les appuis multiformes au CILSS. En effet, le BRICKS mis en œuvre par le CILSS qui en assure la composante gestion de connaissances et la coordination régionale, l’OSS en charge des données géo spatiales et du suivi évaluation et l’UICN chef de file de la communication, est financé par la Banque Mondiale. M. Ouédraogo tout en campant le décor du contexte de cet atelier à savoir la capitalisation des enseignements et expériences en terme de bonnes pratiques, a rappelé l’importance de ces dernières comme outils efficaces d’aide à la décision pour les décideurs, producteurs et techniciens.

Cette cérémonie d’ouverture a pris fin sur une photo de famille et laissé la place aux travaux  de l’atelier à proprement parlé.

IMG_1192Présentation générale du contexte de l’atelier et des produits de l’étude, travaux de groupe sur les catalogues de bonnes pratiques, ont essentiellement animé la première journée de l’atelier. Ainsi, Les consultants de la firme CEFCOD ont présenté aux participants les critères de choix des bonnes pratiques qui ont permis d’élaborer ces produits. En effet, face au grand nombre de bonnes pratiques présentes dans nos pays, il a été nécessaire de circonscrire le champ de l’étude grâce aux critères de sélection suivants:

  • l’adaptation et la fréquence d’utilisation de la pratique dans la zone écologique
  • l’efficacité et le caractère inter pays de la bonne pratique
  • l’efficience de la bonne pratique en terme de rapport coût/avantage
  • le dynamisme de la bonne pratique (acceptation sociale, améliorabilité…).

Les travaux de groupe qui ont suivi cette série de présentations ont quant eux été le lieu pour les participants divisés en groupes de travail, de discuter, amender et valider les bonnes pratiques. Les propositions d’ancrage institutionnel contenues dans le rapport synthèse de l’étude ont également été soumis à l’appréciation d’un groupe de travail dédié.

La deuxième journée de l’atelier a, elle, été consacrée aux restitutions des travaux de groupe et à la définition par les participants des bonnes pratiques les plus pertinentes dans leur contexte et l’élaboration de stratégies et approches significatives pour la mise en oeuvre.

Regional Workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management, 12-13 july 2016, Ouagadougou

The regional workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management  organized by the BRICKS will be held from 12 to 13 july 2016 in Ouagadougou.

The aim of this workshop is to validate the summary  report of the study and the catalogues of best practices in sustainable land management.

Specifically,the BRICKS  will:
• present the study products to participants,
• collect the amendments on the results and recommendations of the study,
• validate the study products,
• identify the expectations of SAWAP projects for the dissemination of best practices in the area of the Great Green Wall Initiative for Sahel and Sahara.

Please download the Terms of Reference of the workshop here:ToR regional workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management SAWAP GGWSSI

Atelier régional de validation du Recueil des meilleures pratiques,Ouagadougou, 12-13 juillet 2016

Le BRICKS organise les 12 et 13 juillet 2016 à Ouagadougou,  un atelier régional de validation du recueil des meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres en vue de leur diffusion.

Cet atelier régional a pour objectif de valider la synthèse de l’étude produite ainsi que le catalogue de meilleures pratiques de gestion durable des terres.

De manière spécifique, il s’agira pour les participants de :
• présenter les produits de l’étude que sont la synthèse de l’étude et les catalogues des bonnes pratiques,
• recueillir les amendements sur les résultats et recommandations de l’étude,
• valider ces produits de l’étude,
• recueillir les attentes des projets SAWAP pour la diffusion des bonnes pratiques dans l’espace de la Grande Muraille Verte.

Téléchargez les Termes de référence et Agenda de l’atelier ici:TDR atelier validation Bonnes Pratiques BRICKS

 

La Banque Mondiale fait du Togo le Hub de la riposte aux catastrophes en Afrique de l’Ouest

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déclenche désormais ses interventions d’urgence humanitaire à partir du Togo. Le Premier Ministre du Togo Sélom KLASSOU, a inauguré le dépôt régional de matériel de secours le lundi 06 juin 2016 à Tsévié à 30 km au nord de Lomé.

Cinq ministres et des membres du corps diplomatique ont pris part à la cérémonie, de même que la Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo et le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC).

Le dépôt de matériel inauguré est un gigantesque magasin de 1 000 mètres carré, réhabilité par le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT), un projet du gouvernement togolais financé par la Banque mondiale et d’autres partenaires.

Initialement prévu pour stocker le matériel d’intervention du pays, ce dépôt va désormais desservir toute la sous-région ouest africaine en cas de situation d’urgence ou de catastrophe dans l’un des pays membres de la CEDEAO. D’où la présence à la cérémonie des directeurs de la protection civile du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Niger et du Nigéria.

Plusieurs Etats étaient en effet candidats pour abriter ce centre. Mais c’est le Togo qui a été retenu, surtout grâce à l’engagement du pays dans la prévention et la riposte contre les catastrophes.

Les travaux de réfection et de réhabilitation du centre s’élèvent à 73 millions de francs CFA (soit environ 125.000 dollars US). Le matériel a été fourni par l’OIPC.

Selon Madame Joelle BUSINGER, Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo, les catastrophes « qu’elles soient causées par l’homme ou qu’elles soient naturelles, sont sources de dégâts et d’impacts négatifs dans tous les pays du monde où elles interviennent, ainsi que pour les populations qui sont affectées ». Elle a félicité le gouvernement du Togo aussi bien pour le choix du pays « pour abriter le dépôt régional que pour les nombreuses initiatives en matière de prévention et de gestion de catastrophes ». La Banque mondiale se dit donc « ravie de contribuer à tous ces efforts et reste fortement engagée à les poursuivre ».

Le Premier Ministre représentant le chef de l’Etat togolais a reconnu que « la récurrence des catastrophes représente une menace constante sur la vie des populations et affecte sans ménagement les infrastructures et les secteurs productifs de l’activité économique avec une gravité et une ampleur telles que les conséquences dépassent souvent les capacités locales de réponse ». Selon Sélom KLASSOU:« il s’agit de menaces asymétriques qui peuvent même porter atteinte à la stabilité et à l’intégrité des pays ». Ce qui nécessite, précise-t-il: « l’appui régional, voire international afin de réduire les pertes ».

Le Togo devient ainsi un acteur majeur aux niveaux régional et international, reconnait le Secrétaire Général de l’OIPC Dr. Vladimir KUVSHINOV, qui indique qu’aujourd’hui: « la protection civile doit être entièrement prise en compte en matière de développement durable et de politiques de sécurité ».

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Grâce au PGICT, le plateau technique de toutes les structures qui interviennent dans la gestion des catastrophes et de l’urgence au Togo est renforcé au Togo avec comme résultat, la réduction significative des délais d’intervention.

Le 20 mai dernier, l’Unité de gestion du PGICT a mis à la disposition du Corps des Sapeurs-pompiers du matériel de pompage et d’intervention. Ce matériel, composé essentiellement de 4 motopompes de grande capacité, de 4 zodiaques d’intervention rapide en cas d’inondation et accessoires, a été acquis à 176 369 677 FCFA (soit environ 305 000 dollars US). Cet arsenal permet au corps d’effectuer non seulement les opérations d’évacuation des eaux des maisons inondées, mais également de faciliter les opérations de sauvetage des populations sujettes aux inondations fluviales. La démonstration a été faite lors de la simulation de grande envergure du 04 au 06 mai 2016 dans la préfecture des Lacs.

Le PGICT a également équipé le Corps des Sapeurs-Pompiers de cinq véhicules médicalisés. Ces ambulances d’un coût global de 150 000 000 FCFA (soit environ 260 000 dollars US) sont allés aux unités de secours des sapeurs-pompiers pour lesquelles le projet est en train de construire des locaux dans les régions des Savanes, Centrale, Plateaux et Maritime.

Toujours en matière de gestion et de préparation aux risques de catastrophes, le PGICT a équipé le corps des sapeurs-pompiers en véhicule de transport de 85 millions de FCFA (65 000 dollars US) et de communication radio (60 radios et leurs accessoires contre 30 prévus initialement).

Désiré KOMOU, Responsable Communication du PGICT

Le PGICT lance un projet de Gestion Durable des Terres au profit d’un orphelinat à Kpalimé

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) contribue à  l’amélioration de la capacité d’accueil, de prise en charge et de gestion écologique des champs et domaines de production maraichère du Centre d’Action Sociale du Togo (CAST) basé à Kpalimé à 120 km au nord-ouest de Lomé.

Ce sous projet du PGICT a été lancé le  14 juin 2016 dans le quartier Yokélé. Porté par l’ONG « les Amis De la Terre », il est financé par la Banque mondiale à travers le PGICT à hauteur de 29,121 millions de FCFA.

L’introduction de nouvelles bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres permettra d’accroître les rendements de l’exploitation des champs, incluant la culture écologique de produits de maraîchage, de légumineuses, de Moringa olifeira, de céréales, de tubercules, de fruitiers, ainsi que leur transformation et leur mise sur le marché.

L’adoption des bonnes pratiques assure également la diversification à travers l’élevage de volailles, la pisciculture, l’apiculture et la myciculture.

Ce sous projet a été lancé par le secrétaire général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières El Hadj SAMA Boundjouw. Il a remercié la Banque Mondiale qui a accepté d’accompagner le gouvernement pour l’exécution de la présente initiative.

M. SAMA a rappelé que le développement durable auquel tout le monde aspire  repose sur trois axes à savoir: l’environnement, l’économie et le social. De ce point de vue, précise-t-il, les enfants d’une même génération doivent avoir la même chance de vivre en ayant droit aux besoins les plus élémentaires. « Nous sommes appelés à être les protecteurs des couches les plus vulnérables de la société », a-t-il ajouté, invitant les bénéficiaires à une utilisation judicieuse des ressources allouées à ce projet.

Mme Joëlle BUSINGER, Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo a réaffirmé que son « institution, dont le mandat principal est la réduction de la pauvreté, ne peut rester indifférente à la vulnérabilité et à la précarité des enfants ». Ainsi, salue-t-elle l’amélioration visée, de manière durable, des conditions de vie des enfants qui vivent dans le centre ainsi que ceux placés dans des familles d’accueil.

Le chargé du PGICT à la Banque Mondiale, Dr Hounkpé Koffi, insista à son tour sur le combat contre la pauvreté dont il s’agit, combat qui constitue l’une des vocations de la Banque Mondiale. « La plupart des enfants qui sont dans ce centre sont vraiment issus de parents très démunis ou sont abandonnés. A voir l’état physique des enfants on se rend compte qu’il y a quand même un encadrement adéquat et qu’ils mangent à leur faim. En discutant avec ce centre nous avons décidé d’accompagner le projet surtout que la gestion durable des terres fait partie intégrante de l’activité ».

La responsable du centre Mme PASTEUR Yevu Mana, a de son côté indiqué que « acquérir une autonomie financière pour rendre durable la prise en charge des enfants et faire face aux charges de fonctionnement, combattre à la source la cause qui produit les enfants abandonnés et vulnérables sont les grands défis … En agriculture par exemple nous cultivons le manioc que nous transformons en gari et nous en faisons le stock pour toute l’année ».

Le préfet de Kloto, M. Assan Kokou BERTIN et le chef canton de Yokélé, Togbui Gbago V ont exprimé leur gratitude au gouvernement et à la Banque Mondiale.

Le Secrétaire Général du MERF et la Représentante Résidente de la Banque Mondiale ont visité les champs de l’orphelinat à Lankui dans la préfecture voisine d’Agou.

Le PGICT exécute près de 80 sous projets à travers tout le Togo pour le compte de sa composante 2. Ces activités communautaires portent sur trois thématiques : l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la gestion durable des forêts et la gestion durable des terres

Désiré KOMOU, Responsable Communication PGICT

Gestion des inondations : Le Togo teste son dispositif national

 

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) offre au Togo l’opportunité d’éprouver son système de prévention et de gestion des inondations et des catastrophes en général. Le PGICT, financé par la Banque Mondiale a appuyé le Ministère de la Sécurité et de la Protection pour organiser du 04 au 06 Mai 2016 un exercice de simulation de gestion d’une situation d’inondation dans les cantons d’Agbanakin  et d’Aklakou dans la Préfecture des Lacs. L’opération dénommée Togbossi 2016 a permis au gouvernement de tester l’efficacité de l’ensemble du dispositif national mis en place pour la gestion d’une éventuelle inondation.

Le grand exercice de simulation Togbossi 2016 a été monté sur un scénario tout simple : le fleuve Mono est en crue après plusieurs jours de pluies en amont, notamment dans les régions de la Kara et Centrale. Le village d’Adamé au Nord du canton d’Agbanakin est inondé et les habitants sont sous l’eau. Aussitôt alerté, le gouvernement à travers le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile déclenche le système national de secours. Toute la machine est en branle, les forces de l’ordre et de sécurité, les agents du ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, ceux du ministère en charge de l’Action Sociale, de la Santé et de la Protection Sociale ainsi que les partenaires techniques et financiers dont la Banque Mondiale, le PNUD, l’OMS, la Croix Rouge.

Il s’agissait donc de secourir les sinistrés du village d’Adamé. Pour y parvenir, les sapeurs-pompiers dépêchés sur les lieux ont dû emprunter le fleuve Mono en crue à l’aide de leurs zodiacs. IMG_0723

Une fois hors de l’eau, les sinistrés sont conduits rapidement au centre du tri installé dans le canton d’Agbanakin pour enregistrement. Là, les blessés et les malades sont immédiatement pris en charge par la cellule de soins. Les autres sinistrés sont transférés sur le site d’accueil aménagé dans le canton d’Aklakou.

Tout est alors mis en œuvre pour offrir de meilleures conditions de vie aux populations sinistrées : eau potable, nourriture  et logement. Les cellules accordent une attention particulière aux personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants.

En attendant le retour à la normale, les enfants reçoivent des cours dispensés par des enseignants dépêchés sur le site. “Dans ce centre, un dispositif a été mis en place pour procéder à l’identification des sinistrés par la Croix-Rouge et des agents du ministère de l’Action Sociale. Les malades sont rapidement pris en charge au poste de secours, juste à côté. Les autres personnes en bon état de santé enregistrées, sont mises en attente. Nous portons une attention particulière aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et aux personnes handicapées”, a expliqué le Commandant Baka Yoma, Directeur de la Protection Civile, coordonnateur des actions sur le terrain.

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Une fois la situation redevenue normale les familles des sinistrés reçoivent enfin des kits de vivres et de non vivres pour retourner continuer la vie dans leurs localités respectives après que les problèmes d’hygiène, d’énergie, d’eau et autres engendrés par le sinistre ont été résolus.

“Aujourd’hui, nous avons une structure de coordination où les différents acteurs se connaissent et chacun connaît son rôle en cas de catastrophe. Les acteurs ont pleinement joué leur rôle et je les félicite pour le sens du devoir durant les trois jours”, s’est réjoui le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Yark Damehame.

“Après ces inondations qu’a connu notre pays, le chef de l’Etat a pris ses responsabilités.Ainsi, il a demandé de mettre en place, cette structure. Les partenaires ont alors accompagné notre pays à mettre en place le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres”, a ajouté le Colonel Yark Damehame.

Les partenaires techniques et financiers par la voix du Dr Hounkpé Koffi, Spécialiste en gestion des Risques et des Catastrophes à la Banque Mondiale ont déclaré être toujours disposés à accompagner le Togo : ‘’Nous sommes très heureux de voir ce qui s’est passé. Le dispositif est en place. Et tout ce que nous avons vu témoigne du sérieux du travail. Nous témoignons notre gratitude au gouvernement. Nous continuerons à asseoir et à renforcer le dispositif de prévention et de gestion des catastrophes au Togo’’.

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Le gouvernement à travers ses services techniques va continuer les séances de sensibilisation des populations sur les indicateurs locaux des situations d’inondation et sur la lecture des balises aux abords des cours d’eau et zones inondables.

Lancé depuis février 2013 le PGICT comporte trois  composantes opérationnelles : (i) le renforcement institutionnel et la sensibilisation, (ii) les activités communautaires visant l’adaptation aux changements climatiques et la gestion durable des terres et (iii) le système d’alerte précoce.

 

Désiré KOMOU, Responsable Communication PGICT

Conférence GMV / Bonnes Pratiques en GRN, 5 Mai 2016

La journée du 5 Mai 2016 de la première conférence sur la Grande Muraille Verte (2-7 mai 2016) sera une journée dédiée aux projets SAWAP-programme Sahel et Afrique de l’Ouest en support à l’initiative de la Grande Muraille Verte, BRICKS – Projet de renforcement de la résilience par le biais de l’innovation, la communication et les services de gestion de connaissances et à l’initiative FLEUVE de la FAO ( voir Agenda de la Conférence).

Au cours de cette journée, des ateliers techniques interactifs seront organisés sur les thématiques suivantes: (i) les meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres et ressources naturelles, (ii) les outils de communication et le portail SAWAP, (iii) le géoportail BRICKS et le système de suivi évaluation.

L’atelier sur les bonnes pratiques de Gestion durable des terres sera l’occasion de présenter les résultats de l’étude menée par le cabinet CEFCOD sur les meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres dans les 12 pays SAWAP.

En prélude à cet atelier, découvrez le rapport synthèse de cette étude ici: Rapport Synthèse de l’étude Bonnes pratiques / Synthesis report of the best practices study .

Les annexes et catalogues de cette étude sont téléchargeables ici:

Catalogue n°2. Bonnes pratiques culturales
Catalogue n°3. Bonnes pratiques de fertilisation des sols

Catalogue n°4. Bonnes pratiques de foresterie et d’agroforesterie

Catalogue n°5. bonnes pratiques de GRN

Catalogue n°6. bonnes pratiques de gestion de l’eau

Catalogue n°7. Bonnes pratiques d’amenagement des terres

Catalogue n°8. Bonnes pratiques d’ordre organisationel en matière de GDT

Les termes de référence des travaux de groupe disponibles ici:

TDR des travaux de groupe
Work groups ToR

La note d’orientation pour l’analyse et la validation des bonnes pratiques:

Guidance Note

Note d’orientation

Synthèse Générale des Forums de discussion BRICKS-SAWAP

Du 2 au 19 février 2016, ont été lancé en ligne, deux forums de discussion sur la diffusion des bonnes pratiques  de gestion durable des ressources naturelles.

L’objectif de ces forums de discussion était d’aider à identifier les bonnes méthodes  de communication et de suivi utilisées par les projets SAWAP et leurs partenaires dans le cadre  de la diffusion des bonnes pratiques  de gestion durable des terres et des eaux.

Deux sujets ont été débattus: (i) les méthodes actuelles de communication pour la diffusion  des bonnes pratiques en gestion durable des terres et des eaux, et, (ii) les approches de communication en matière de suivi de l’adoption des bonnes pratiques.

Retrouvez les résultats de ces débats ici: Synthèse générale Forum BRICKS

English Version: BRICKS Forum general synthesis

La Banque Mondiale renforce le Togo en matière de réduction des risques de catastrophes

UN IMPORTANT LOT DE MATERIELS POUR REDUIRE LES RISQUES DE CATASTROPHES

La Banque Mondiale  vient de doter le corps des sapeurs-pompiers, la direction en charge de l’hydrologie et la Croix-Rouge du Togo, de matériels d’intervention et de collecte de données estimés à 275 600 000 FCFA à travers le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT).

Le Chargé du Projet PGICT à la Banque Mondiale remet les clés des ambulance au Ministre de l'Environnement et des Ressources Forestières
Le Chargé du Projet PGICT à la Banque Mondiale remet les clés des ambulance au Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières

Le Togo est bien engagé dans la prévention et la gestion des catastrophes. Le PGICT financé par le Groupe de la Banque Mondiale à travers le programme Sahel et Afrique de l’Ouest en appui à l’Initiative de la Grande Muraille Verte: SAWAP,  a remis un important lot d’équipements d’intervention au corps des sapeurs-pompiers, à la direction de l’hydrologie et à la Croix-Rouge le vendredi 19 février 2016. La remise a été effectuée par le ministre de l’environnement et des ressources forestières M. André JOHNSON à son cabinet sis  à Lomé en présence de son collègue de la sécurité et de la protection civile, Colonel YARK Damehane et du Chargé du PGICT à la Banque Mondiale, Dr Koffi HOUNKPE.

Le Ministre de l'Environnement et des Ressources Forestières remet les clées des ambulances à son collègue de la Sécurité et de laProtection Civile
Le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières remet les clés des ambulances à son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile

Il s’agit de 05 véhicules médicalisés offerts au corps des sapeurs-pompiers. Ces ambulances, acquises pour un montant de 150 000 000 FCFA, sont destinées à la caserne de Lomé et aux unités de secours régionales des sapeurs-pompiers, en construction par le PGICT, dans les chefs-lieux de quatre des cinq régions du Togo : les Savanes, la Centrale, les Plateaux et la Maritime.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Colonel YARK Damehame a relevé l’impact de ce renforcement à savoir la réduction de la mortalité grâce à la rapidité d’intervention que garantit désormais cet outil. Ainsi a-t-il promis une bonne utilisation de ce matériel, qui précise-t-il répond aux normes de qualité et d’efficacité.

“Nous tenons à rendre hommage au gouvernement et remercions la Banque Mondiale pour son soutien de tous les jours. Au Togo, seules les populations de Lomé et de Kara sont couvertes par la protection civile, ce projet aura un impact considérable sur les populations des différentes régions qui abriteront désormais des casernes des Sapeurs-Pompiers”,a poursuivi le chef corps des sapeurs-pompiers Colonel Agoro Tchanilé.

La direction de l’hydrologie et la Croix-Rouge togolaises ont aussi reçu des équipements techniques d’une valeur de 125 600 000 FCFA pour une meilleure collecte des données sur le terrain. L’objectif est de produire des informations fiables permettant de prendre des décisions appropriées en temps réel.

Ce lot comprend notamment des balises, des téléphones portables, des échelles limnimètriques, des Radars OTT RLS, des Limnigraphes Hydro-Systèmes OTT avec GPRS, des Panneaux solaires avec fixation mât, un Canot pneumatique équipé de panneaux de plancher, un Moteur hors-bord électrique Mariner, des Gilets de sauvetage, et autres équipements.

En remettant ces différents matériels au ministre de l’environnement et des ressources forestières pour les structures bénéficiaires, le chargé du PGICT à la Banque Mondiale Dr Koffi HOUNKPE a invité les autorités togolaises à un bon usage de ces équipements : « Que ce matériel puisse servir effectivement à réduire l’impact des inondations qui éprouvent sérieusement le Togo ces dernières années, et que cela permette de faire efficacement face aux catastrophes en général, lorsque celles-ci surviennent ».

Le ministre de l’environnement et des ressources forestières M. André JOHNSON a exprimé toute la gratitude du gouvernement au groupe de la Banque Mondiale pour son appui permanent dans la protection des populations et de l’environnement.

Le coordonnateur du PGICT,  M. MOROU Amidou Assimaila, précise que « les instruments de la météorologie et de l’hydrologie permettent d’alerter les structures en charge des interventions. A travers ces équipements, les sapeurs-pompiers peuvent répondre promptement et c’est dans ce cadre que le PGICT a démarré la construction des unités de secours à Dapaong, Sokodé, Atakpamé et à Lomé pour faciliter la réactivité sur tout le territoire».

Le PGICT avait acquis pour le corps des sapeurs-pompiers un camion de transport de près de 85 000 0000 FCFA ainsi que du matériel de pompage de forte capacité et du matériel  de communication radio (60 radios et leurs accessoires contre 30 prévus initialement).

La Croix Rouge Togolaise avait aussi bénéficié d’un important appui en matériel roulant flambant neuf constitué de 190 vélos et 18 motos tout terrain évalués respectivement à 20 288 770 et 18 652 205 FCFA pour renforcer le système d’alerte précoce communautaire sur les inondations.

En 2015, le PGICT a renforcé plusieurs autres structures en matériel pour un coût de plus de 100 000 000 FCFA. Il s’agit du Ministère en charge de l’Action Sociale, des services de l’Assainissement, de l’Agence Nationale de l’Environnement (ANGE), de la Direction des Ressources Forestières et des Directions Régionales de l’Environnement et des Ressources Forestières.

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres est né du besoin pour le Togo de réduire significativement sa vulnérabilité face aux catastrophes. Le projet évolue sur quatre composantes dont trois opérationnelles :

  • le renforcement institutionnel et la sensibilisation,
  • le développement d’activités communautaires d’adaptation aux changements climatiques, de réduction des risques de catastrophes, de gestion durable des terres,
  • le système d’alerte précoce.

Désiré KOMOU
Responsable Communication PGICT

L'intérieur de l'une des ambulances
L’intérieur des ambulances

 

 

 

 

 

 

 

 

Rapports de l’atelier thématique et voyage d’étude MENA DELP/BRICKS sur les écosytèmes forestiers et terres boisées face au CC

“gestion durable des écosystèmes forestiers et autres terres boisées en zones arides et semi arides face au changement climatique”, tel est le thème qui a réuni  du 22 au 27 novembre 2015 à Amman-Jordanie, une quarantaine de participants venus des 17 Etats  des zones MENA DELP et BRICKS, des institutions CILSS-OSS-ICARDA-RSCN-UICN-NCARE.

La vulnérabilité des écosystèmes forestiers, celle des moyens de subsistance, le potentiel de séquestration carbone des forêts et autres terres boisées, les approches de gestion pour une meilleure résilience des écosystèmes sont différentes thématiques qui ont été abordées lors des deux journées thématiques (22-23 novembre 2015) de cette rencontre régionale.

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Il a également été question pour les institutions présentes: OSS, CILSS, ICARDA, RSCN, d’entretenir les participants sur les projets BRICKS et MENA, les défis et opportunités des écosystèmes forestiers face au changement climatique, les acquis de la recherche en faveur de la gestion des ressources naturelles en zones arides, la gestion des forêts et des parcours en zone sahélienne, des résultats de l’étude commanditée par l’OSS dans le cadre du projet MENA, l’expérience jordanienne en gestion et valorisation des écosystèmes et zones protégées.

Le rapport de cet atelier thématique riche en enseignements est disponible ici:Rapport atelier thématique.

Un voyage d’étude (24-26 novembre 2015) a par la suite permis aux participants de constater l’expérience jordanienne à travers des visites au niveau des principales réserves protégées à savoir la réserve forestière de Dibeen, celle d’ Ajloun, la réserve forestière de Mujib et la réserve biosphère de Dana.

Retrouvez le rapport imagé de ce voyage d’étude ici:Rapport Voyage d’étude.

Des recommandations ont été émises au sortir de ces journées de partage d’expérience, quelques unes ont été consignées dans l’article paru sur l’atelier Ecosystèmes forestiers face au CC.

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The Second Edition of “land degradation neutrality”

The “land degradation neutrality: implications and opportunities for conservation. Nature based solutions to desertification, land degradation and Drought”

This technical brief is an output of collaboration between the IUCN commission  on Ecosystem Management , World Commission  on Environmental Law,  the World Commission  on Protected Areas, Commission on Education and Communication  and the IUCN Secretariat.

Please find the document here: land Degradation Neutraliy

Ecosystèmes forestiers et autres terres boisées: piste de solution face au changement climatique

Les écosystèmes forestiers et autres terres boisées en zones arides et semi arides ont été à l’honneur des discussions à la faveur de l’atelier régional thématique des projets MENA – “Coordination et partage des connaissances sur les moyens de subsistance et les écosystèmes désertiques”, et BRICKS-“renforcement de la résilience par le biais de services liés à l’innovation, à la communication et aux connaissances”, tous deux financés par la Banque Mondiale.

Cet atelier régional s’est déroulé du 22 au 27 Novembre 2015, à Amman la capitale jordanienne sous la présidence de M. Shaher Arabiat, vice président du Centre National de Recherche et vulgarisation agricoles jordanien NCARE, M. Philippe Zoungrana coordonnateur régional du projet BRICKS du Comité permanent Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel et M. Nabil Ben Khatra coordonnateur du programme environnement de l’observatoire du Sahara et du Sahel.

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Photo de Famille

Une quarantaine de participants venus des pays de la zone MENA et BRICKS ainsi que des institutions CILSS, OSS, ICARDA, RSCN, UICN et NCARE ont partagé leurs expériences sur le thème de la  “gestion durable des écosystèmes forestiers en zones arides et semi arides face au changement climatique : cas des forêts jordaniennes”.

En effet, la région du circum saharienne ainsi que celle des pays de la Grande Muraille Verte sont caractérisées par des conditions climatiques extrêmes, un environnement naturel fragile et des populations particulièrement vulnérables. Les fortes sécheresses des années 70 ont attiré l’attention sur la nécessité de trouver des solutions palliatives aux différentes crises qui pourraient servir accompagnées de leur lot de conséquences socio économiques et environnementales. Les forêts et autres terres boisées constituent un point d’ancrage essentiel pour le maintien de l’équilibre écologique et l’amélioration des moyens d’existence des populations en zones arides de par leur fort potentiel de séquestration de carbone. En effet, 18% des terres émergées en zones arides sont recouvertes de forêts et jouent un rôle capital dans l’adaptation de la biodiversité, la fourniture de biens et services écosystémiques, la lutte contre la sécheresse et la désertification, l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets. Fort de ce constat, cet atelier régional a donc eu pour objet de partager les méthodologies et résultats préliminaires de l’étude régionale sur les approches de gestion durable des écosystèmes forestiers dans les zones désertiques de la région MENA face au changement climatique, et partager les expériences des 17 pays bénéficiaires des projets MENA et BRICKS. Il a également été l’occasion pour les participants d’apprendre de l’exemple réussi de la Jordanie en matière de gestion forestière à travers les zones protégées.

La vulnérabilité des écosystèmes forestiers, celle des moyens de subsistance, le potentiel de séquestration carbone des forêts et autres terres boisées, les approches de gestion pour une meilleure résilience des écosystèmes sont différentes thématiques qui ont été abordées lors des deux journées thématiques de cette rencontre régionale. Il a également été question pour les institutions présentes: OSS, CILSS, ICARDA, RSCN, d’entretenir les participants sur les projets BRICKS et MENA, les défis et opportunités des écosystèmes forestiers face au changement climatique, les acquis de la recherche en faveur de la gestion des ressources naturelles en zones arides, la gestion des forêts et des parcours en zone sahélienne, des résultats de l’étude commanditée par l’OSS dans le cadre du projet MENA, l’expérience jordanienne en gestion et valorisation des écosystèmes et zones protégées.

Cette expérience jordanienne a également fait l’objet d’un voyage d’étude du 24 au 26 Novembre au niveau des principales réserves protégées à savoir la réserve forestière de Dibeen, celle d’ Ajloun, la réserve forestière de Mujib et la réserve biosphère de Dana.

Ce voyage d’étude a également permis aux participants de recevoir un riche enseignement de la part du président de l’association Darb Al Saf Saf de Sakib sur la création de valeur au profit des populations locales et la lutte pour de meilleures conditions de vie. En effet cette association sous différents financements a contribué à équiper les populations des 5 villages en panneaux à énergie solaire, augmenter le taux de scolarisation et ainsi améliorer les conditions de vie des populations locales. Un échange enrichissant qui a pris fin sur cette assertion du Président de l’Association: “chaque personne a besoin de 43 arbres afin de constituer un environnement sain pour sa vie”.

L’étape de Dana a également été marquée par la visite de l’Association Royale pour la protection de la nature de Jordanie, Association de référence dans la gestion des aires protégées et la formation en environnement.

 Et enfin le Dead Sea Panoramix Complex avec son musée consacré essentiellement à la mer morte a ébahi les participants par la richesse de son contenu.

Le cas jordanien de par la prise en compte des facteurs écologiques et environnementaux, sociaux, économiques, dans la mise en œuvre a constitué une expérience enrichissante pour les participants. En effet, il est caractérisé par différentes méthodes basées pour la plupart sur l’écotourisme, la formation, la conservation de l’écosystème, l’implication des communautés locales, la création de valeurs et l’amélioration des conditions d’existence.

  • La promotion de la communication, la vulgarisation et la recherche pour une meilleure prise en compte de l’impact positif des écosystèmes forestiers et autres terres boisées;
  • l’implication des communautés locales et autres acteurs dans la gestion de ces écosystèmes;
  • la création de ressources alternatives pour la durabilité dans la gestion des forêts;
  • la mise en avant sur la base de données chiffrées de l’impact des forêts dans la séquestration du carbone, l’identification des cibles et des messages de sensibilisation appropriés, la vulgarisation des bonnes pratiques de préservation des écosystèmes et leur effet d’atténuation des effets climatiques;

sont entres autres des pistes de réflexion qui ont émané des échanges et travaux de groupe qui ont eu lieu tout au long de ce riche atelier.

Remise de certificats de participation, remerciements et voeux de réplication dans les différents pays présents ont ponctué la dernière journée de cet atelier qui a pris fin sur cette assertion marquant l’intérêt majeur que revêt la gestion des écosystèmes: “12 hectares de forêts ont la capacité d’absorber l’émission de dioxyde de carbone produit par un véhicule”.

 

 

 

Example of Best Practices in dryland forest conservation and sustainable management: case of jordanian forests, 22-28 November 2015, Jordan

The Sahara and Sahel Observatory (OSS) in partnership with the Permanent Interstate Committee for the Fight against Drought in the Sahel (CILSS) and the National Centre for Agricultural Research and Extension (Ncare-Jordan), organizes from 22 to 23 November 2015 , a thematic workshop on “sustainable forest ecosystems and other wooded land management in arid and semi arid areas” in Amman, Jordan.

The objective of this workshop is the exchange of experience and collaboration between the 17 beneficiary countries  of the BRICKS and Desert Ecosystems and livelihoods knowledge sharing and coordination (MENA-DELP)  projects both funded by the World Bank.

This meeting will also allow participants to visit the jordanian forests as an experience in terms of dryland forests conservation and sustainable management through a study tour from 24 to 27 November 2015. This study tour will concern the protected areas of Dana, Al Mujib and Aljoun.

It will focus on both technical management, forest preservation and rehabilitation, as on  the institutional aspects of installation, and the stakeholder involvement approaches and development of appropriate legislative and legal framework.

This meeting will end on 28 November with the steering committee meeting of MENA-DELP project.

Forums were launched by OSS on different topics related to approaches necessary to implement and reduce the impact of climate change on forest ecosystems in arid and semi-arid region of MENA and on the livelihoods of their populations. Kindly participate here:  MENA-DELP FORUM

Version française: voyage d’étude / Jordanie

AGENDA:Visite des forêts jordaniennes dans le cadre du projet MENA-DELP , 22-28 novembre 2015, Jordanie

 

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)  en partenariat avec le Comité permanent Inter-états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le National Centre for Agriculture Research and Extension (NCARE-Jordan), organise du 22 au 23 Novembre 2015 un atelier thématique  sur “la gestion durable des écosystèmes forestiers et autres terres boisées en zones arides et semi arides face au changement climatique” à Amman en Jordanie.

Cet atelier thématique entre dans le cadre des projets BRICKS et MENA DELP (projet de coordination et de partage des connaissances sur les moyens de subsistance et les écosystèmes désertiques)  tous deux financés par la Banque Mondiale. Son objectif premier est l’échange d’expériences entre les 17 pays bénéficiaires des programmes MENA-DELP et SAWAP.

Il sera suivi les 24, 25 et 26 Novembre d’un voyage d’étude en collaboration avec le centre national de recherche et de vulgarisation agricoles (NCARE), la Société royale pour la conservation de la  nature (RSCN) et le Fonds jordanien Hachémite pour le développement humain. Ce voyage d’étude permettra aux participants de visiter les aires protégées de Dana, Al Mujib et Ajloun et mettre en exergue les questions techniques de gestion, préservation et réhabilitation des forêts ainsi que les aspects de montage institutionnel, d’approches d’implication des parties prenantes et de développement de cadre législatif et juridique.

Cette rencontre prendra fin le 28 Novembre avec la réunion de pilotage du projet MENA-DELP.

En prélude à ce cadre d’échange, des forums ont été lancés par l’OSS sur différents thèmes relatifs à la réduction de l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers dans les zones arides et semi arides de la région MENA, venez partager vos points de vue sur Forum de Discussion MENA DELP

English Version: Study Tour In Jordan

Capitalization of Best Practices and Communication with experts of SAWAP community

Benin’s capital hosted from 9 to 12 November 2015, a regional training workshop on documentation and dissemination of best practices in sustainable  natural resource management learned in the implementation of  SAWAP projects. The opening ceremony was chaired by Captain Lokossou Orphée representing the Director of Waters and Forests of Benin, in the presence of Mr. Sibiri Jean Ouedraogo representing the Executive Secretary of CILSS and representatives of IUCN and the OSS.

This regional workshop brought together thirty participants:  experts from the 12 SAWAP country projects (Burkina Faso, Benin, Ethiopia, Ghana, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Chad, Senegal, Sudan, Togo ) as well as experts from the implementing organizations of BRICKS: CILSS, IUCN and OSS.

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Officers in charge of best practices and communicators of SAWAP country projects

It allowed to strengthen the capacity of SAWAP projects in the identification and documentation of best practices generated for dissemination to improve the impact of activities and actions in the intervention’s area of SAWAP.

Several sessions facilitated this workshop: the concepts of best practices and capitalization, tools and methodology for capitalization, dissemination of best practices through social media and sawap.net portal, practical work where up institutions of implementation and SAWAP country projects  shared their experiences of capitalization of best practices.

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Practical work
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Pratical Work

This training workshop was also an opportunity to present the prototype of the collaborative portal BRICKS and SAWAP under development and the results halfway of the study on the capitalization of best practices in the 12 countries of SAWAP .

A general satisfaction scored this regional meeting ended Thursday, November 12. Participants  of this workshop  said themselves full of enthusiasm in front of challenge which is launched to all the SAWAP community: the sustainable development of our countries.DSC06905vf

Existing Best Practices from SAWAP community

Available on the Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS) website:

Available on Permanent Interstates Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS) website: