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Réduction des risques d’inondation dans le Bas-Mono : les habitants de Edoh-Wowuikope retournent à la terre

  • Dans le village de Edoh-Wowuikope, les inondations récurrentes depuis 2010 ont bousculé la vie des populations et entrainé des déplacements massifs vers d’autres localités
  • Grâce à une retenue d’eau construite par les populations locales en 2016, plusieurs activités communautaires s’organisent et procurent des revenus aux populations
  • Progressivement, les populations déplacées reviennent et retrouvent leur santé financière grâce aux activités économiques autour de la retenue d’eau

 

Edoh-Wowuikokpe, le 02 Novembre 2016 –  Edoh Wowuikopé est un village du canton d’Afagnan dont la population est estimée à 450 habitants et où l’activité principale est l’agriculture. Situé dans la dépression du bassin fluvial du Mono, le village est périodiquement victime d’inondations récurrentes, occasionnant des pertes de superficie cultivables, la destruction des cultures et l’écroulement des habitations en terre battue. Cette situation a induit une forte baisse de la productivité et occasionné un déplacement massif des populations vers d’autres localités.

Mais les choses ont commencé par changer en avril 2016 lorsque les communautés se sont mobilisées pour aménager une retenue d’eau et réaliser des infrastructures connexes qui ont permis de drainer les eaux d’inondations et d’assainir le milieu. La forte mobilisation communautaire pour ces travaux est la preuve de la détermination des populations à trouver ces solutions définitives à leur situation : « Ils se sont tous mobilisés pour soutenir l’initiative. C’est une véritable source de main d’œuvre locale qui a contribué à accélérer les travaux. Le milieu est maintenant assaini et les grandes quantités d’eau qui envahissaient les habitations sont drainées vers le bassin et serviront pour les cultures en période de contre saison », a dit Monsieur Yao Alex Hoegnikou, directeur exécutif de OVAD-AP, une organisation non gouvernementale qui a encadré les populations lors de la réalisation des travaux.

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La forte mobilisation des communautés

Désormais, les périodes de pluies et les inondations récurrentes qui s’en suivent font partie du passé. Les populations déplacées reviennent et prennent part aux activités économiques générées par les travaux réalisés. Le Chef du village, Monsieur Yawovi Zomatsi, s’en réjouit et fait part des perspectives économiques pour le village :

« Nous avons maintenant oublié les inondations, et nos activités agricoles reprennent. Avant, les femmes se rendaient dans d’autres localités pour travailler dans les champs des autres ; désormais, elles peuvent cultiver leurs propres champs sur place. De plus, nous avons prévu commencer par pratiquer la pisciculture, une activité économique que nous avons tant désiré dans ce village ».

L’espoir renaît donc dans la communauté de Edoh-Wowuikope qui se réjouit de reprendre ses activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture, le maraichage, et bien d’autres encore. Ceci, grâce à un appui financier du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) d’un montant de 32 millions de francs CFA (soit 60 000 dollars US).

Il est important de noter que les travaux à haute intensité de main-d’œuvre générés par l’ensemble des ouvrages réalisés (retenue d’eau ; tranchée pour l’écoulement des eaux ; des aménagements pour le maraîchage ; aménagement de la piste d’accès au village ; construction d’un dalot) ont été un bonus qui a beaucoup aidé les bénéficiaires à relancer leurs activités économiques : « Tous ceux qui ont travaillé sur les différents chantiers ont perçu 20 000 francs CFA tous les quinze jours. Cet argent nous a permis de supporter les besoins de nos foyers et de faire une petite épargne pour nous engager dans les nouvelles activités autour de la retenue d’eau, notamment le maraîchage », nous confie Mme Rebecca Amezian, une habitante du village.

Le PGICT (soutenu par la Banque mondiale et d’autres partenaires notamment le GFDRR, FEM, LDFC, TerrAfrica ) a développé une approche participative et inclusive qui permet aux communautés d’être les acteurs du développement de leurs localités. A Edoh-Wowuikopé, 246 personnes (dont 66,26% de femmes) ont participé activement à la réalisation des ouvrages.

Sur le plan national, au total 85 sous-projets communautaires à l’instar de celui de Edoh-Wowuikope, sont en cours de réalisation dans des zones ciblées pour aider à réduire les risques de catastrophe et des inondations récurrentes.

Désiré Komou

Chargé de communication

PGICT

LE PGICT à la trousse des criminels forestiers

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres contribue au relèvement des pénalités du code forestier du Togo.

Le PGICT appuie le processus de relèvement des pénalités du code forestier du Togo à travers deux rencontres : la première qui a regroupé les participants des régions Maritime et des Plateaux à Notsè le 19 juillet 2016 et la seconde au profit des trois autres régions à Kara le 21 juillet 2016.

Les participants sont les acteurs du ministère de l’environnement et des ressources forestières,  du ministère de la justice directement impliqués dans la gestion des délits et crimes d’abattage frauduleux des arbres et de braconnage (forestiers, juges et procureurs des tribunaux) et les forces de l’ordre et de sécurité. Ils œuvrent à élever les peines à la taille des infractions.

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Les échanges ont porté sur le code forestier et le programme de formation en procédures judiciaires des agents des Eaux et Forêts. Ces rencontres ont donc offert le cadre de correction des insuffisances constatées dans le code forestier. Elles auront aussi permis d’harmoniser les actions des différents acteurs impliqués dans la lutte contre la destruction des ressources fauniques et floristiques au Togo.

Le Secrétaire Général du ministère de l’environnement et des ressources forestières El-Hadj Abdourahim SAMA Boundjow a souligné les efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers dans la protection des ressources naturelles. Il a par ailleurs reconnu la légèreté des sanctions prévues par le code forestier à l’endroit des auteurs des délits et crimes : « nous estimons que la mise en œuvre dudit programme de renforcement de capacités permettra à l’administration forestière de dérouler à l’avenir les procédures avec plus d’efficacité et éviter que les auteurs de délit soient purement et simplement relâchés sans être amenés à réparer de façon conséquente les dommages causés », a-t-il indiqué.

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Le Togo dispose certes d’instruments de référence en matière de gestion et de répression des actes criminels vis-à-vis de la faune et de la flore. Mais vu les formes et les proportions inquiétantes prises par la criminalité forestière, un réajustement des peines s’est révélé nécessaire.

« De 2013 à 2015, des tonnes d’ivoire ont été saisies mais lorsque nous sommes appelés à appliquer la loi dans ce sens nous constatons que ce sont des peines vraiment légères, qui sont inadéquates par rapport aux préjudices que l’environnement a subi. En cela, nous praticiens de droit, en collaboration avec les services chargés de la protection de l’environnement, avons senti la nécessité de réfléchir ensemble pour voir ce qu’il faut apporter comme aménagement par rapport à cette législation » a déclaré MAWAMA Talaka substitut du procureur de la République près le Tribunal de Lomé.

Désiré KOMOU, Responsable Communication du PGICT

Un Recueil de bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres pour les projets SAWAP

L’atelier régional de validation du recueil des meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres en vue de leur diffusion organisé par le Projet de Renforcement de la Résilience par la biais de l’Innovation, de la Communication et des services de connaissances – BRICKS, se tient à Ouagadougou du 12 au 13 juillet 2016.

Ce recueil de meilleures pratiques en matière de Gestion Durable des Terres, résulte de l’étude du même nom menée par le cabinet CEFCOD avec pour but la documentation et la capitalisation des bonnes pratiques éprouvées de gestion durable des terres et des ressources naturelles, d’adaptation au changement climatique dans les douze (12) pays du programme SAWAP (Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo). Cette étude entre dans le cadre des activités de la composante gestion des connaissances du BRICKS mise en œuvre par le CILSS. Au terme de cette étude 300 bonnes pratiques ont été répertoriées et classées dans les catégories : (i) conservation des eaux et des sols, (ii) techniques culturales, (iii) techniques de fertilisation des sols, (iv) techniques de foresterie et d’agroforesterie, (v) techniques de gestion des ressources naturelles, (vi) techniques de gestion de l’eau, (vii) techniques d’aménagement, (viii) et techniques organisationnelles en matière de gestion durable des terres. En marge de ces catalogues de bonnes pratiques, un rapport synthèse de l’étude a été produit et décrit les différentes étapes et procédés de l’étude ainsi qu’une proposition d’actions pour l’ancrage institutionnel des bonnes pratiques.

Cet atelier régional aura donc pour objectif général de présenter ces deux produits de l’étude, les amender, procéder de manière consensuelle à leur validation et enfin définir une stratégie de valorisation et de dissémination de ces bonnes pratiques.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par M. Clément Ouédraogo, coordonnateur du programme Maitrise de l’eau du CILSS et représentant le Secrétaire Exécutif du CILSS Dr Djimé Adoum, avec à ses côtés Mme Félicité Mangang pour le compte de l’UICN, et M. Louis Banc Traoré de l’OSS.

M. Clément Ouédraogo a, dans son allocution d’ouverture, souhaité la bienvenue au Burkina Faso, à l’ensemble des participants qui n’ont ménagé aucun effort pour prendre part à cet atelier. Il a par ailleurs adressé ses vifs remerciements au nom du Secrétaire Exécutif,à l’endroit des projets SAWAP du Bénin, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo présents. Ses remerciements ont également été lancés à l’endroit du gouvernement burkinabé pour les facilitations accordées pour l’organisation de cet atelier, et à la Banque Mondiale pour les appuis multiformes au CILSS. En effet, le BRICKS mis en œuvre par le CILSS qui en assure la composante gestion de connaissances et la coordination régionale, l’OSS en charge des données géo spatiales et du suivi évaluation et l’UICN chef de file de la communication, est financé par la Banque Mondiale. M. Ouédraogo tout en campant le décor du contexte de cet atelier à savoir la capitalisation des enseignements et expériences en terme de bonnes pratiques, a rappelé l’importance de ces dernières comme outils efficaces d’aide à la décision pour les décideurs, producteurs et techniciens.

Cette cérémonie d’ouverture a pris fin sur une photo de famille et laissé la place aux travaux  de l’atelier à proprement parlé.

IMG_1192Présentation générale du contexte de l’atelier et des produits de l’étude, travaux de groupe sur les catalogues de bonnes pratiques, ont essentiellement animé la première journée de l’atelier. Ainsi, Les consultants de la firme CEFCOD ont présenté aux participants les critères de choix des bonnes pratiques qui ont permis d’élaborer ces produits. En effet, face au grand nombre de bonnes pratiques présentes dans nos pays, il a été nécessaire de circonscrire le champ de l’étude grâce aux critères de sélection suivants:

  • l’adaptation et la fréquence d’utilisation de la pratique dans la zone écologique
  • l’efficacité et le caractère inter pays de la bonne pratique
  • l’efficience de la bonne pratique en terme de rapport coût/avantage
  • le dynamisme de la bonne pratique (acceptation sociale, améliorabilité…).

Les travaux de groupe qui ont suivi cette série de présentations ont quant eux été le lieu pour les participants divisés en groupes de travail, de discuter, amender et valider les bonnes pratiques. Les propositions d’ancrage institutionnel contenues dans le rapport synthèse de l’étude ont également été soumis à l’appréciation d’un groupe de travail dédié.

La deuxième journée de l’atelier a, elle, été consacrée aux restitutions des travaux de groupe et à la définition par les participants des bonnes pratiques les plus pertinentes dans leur contexte et l’élaboration de stratégies et approches significatives pour la mise en oeuvre.

Regional Workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management, 12-13 july 2016, Ouagadougou

The regional workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management  organized by the BRICKS will be held from 12 to 13 july 2016 in Ouagadougou.

The aim of this workshop is to validate the summary  report of the study and the catalogues of best practices in sustainable land management.

Specifically,the BRICKS  will:
• present the study products to participants,
• collect the amendments on the results and recommendations of the study,
• validate the study products,
• identify the expectations of SAWAP projects for the dissemination of best practices in the area of the Great Green Wall Initiative for Sahel and Sahara.

Please download the Terms of Reference of the workshop here:ToR regional workshop to validate the compendium of best practices in sustainable land management SAWAP GGWSSI

Atelier régional de validation du Recueil des meilleures pratiques,Ouagadougou, 12-13 juillet 2016

Le BRICKS organise les 12 et 13 juillet 2016 à Ouagadougou,  un atelier régional de validation du recueil des meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres en vue de leur diffusion.

Cet atelier régional a pour objectif de valider la synthèse de l’étude produite ainsi que le catalogue de meilleures pratiques de gestion durable des terres.

De manière spécifique, il s’agira pour les participants de :
• présenter les produits de l’étude que sont la synthèse de l’étude et les catalogues des bonnes pratiques,
• recueillir les amendements sur les résultats et recommandations de l’étude,
• valider ces produits de l’étude,
• recueillir les attentes des projets SAWAP pour la diffusion des bonnes pratiques dans l’espace de la Grande Muraille Verte.

Téléchargez les Termes de référence et Agenda de l’atelier ici:TDR atelier validation Bonnes Pratiques BRICKS

 

La Banque Mondiale fait du Togo le Hub de la riposte aux catastrophes en Afrique de l’Ouest

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déclenche désormais ses interventions d’urgence humanitaire à partir du Togo. Le Premier Ministre du Togo Sélom KLASSOU, a inauguré le dépôt régional de matériel de secours le lundi 06 juin 2016 à Tsévié à 30 km au nord de Lomé.

Cinq ministres et des membres du corps diplomatique ont pris part à la cérémonie, de même que la Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo et le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC).

Le dépôt de matériel inauguré est un gigantesque magasin de 1 000 mètres carré, réhabilité par le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT), un projet du gouvernement togolais financé par la Banque mondiale et d’autres partenaires.

Initialement prévu pour stocker le matériel d’intervention du pays, ce dépôt va désormais desservir toute la sous-région ouest africaine en cas de situation d’urgence ou de catastrophe dans l’un des pays membres de la CEDEAO. D’où la présence à la cérémonie des directeurs de la protection civile du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Niger et du Nigéria.

Plusieurs Etats étaient en effet candidats pour abriter ce centre. Mais c’est le Togo qui a été retenu, surtout grâce à l’engagement du pays dans la prévention et la riposte contre les catastrophes.

Les travaux de réfection et de réhabilitation du centre s’élèvent à 73 millions de francs CFA (soit environ 125.000 dollars US). Le matériel a été fourni par l’OIPC.

Selon Madame Joelle BUSINGER, Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo, les catastrophes « qu’elles soient causées par l’homme ou qu’elles soient naturelles, sont sources de dégâts et d’impacts négatifs dans tous les pays du monde où elles interviennent, ainsi que pour les populations qui sont affectées ». Elle a félicité le gouvernement du Togo aussi bien pour le choix du pays « pour abriter le dépôt régional que pour les nombreuses initiatives en matière de prévention et de gestion de catastrophes ». La Banque mondiale se dit donc « ravie de contribuer à tous ces efforts et reste fortement engagée à les poursuivre ».

Le Premier Ministre représentant le chef de l’Etat togolais a reconnu que « la récurrence des catastrophes représente une menace constante sur la vie des populations et affecte sans ménagement les infrastructures et les secteurs productifs de l’activité économique avec une gravité et une ampleur telles que les conséquences dépassent souvent les capacités locales de réponse ». Selon Sélom KLASSOU:« il s’agit de menaces asymétriques qui peuvent même porter atteinte à la stabilité et à l’intégrité des pays ». Ce qui nécessite, précise-t-il: « l’appui régional, voire international afin de réduire les pertes ».

Le Togo devient ainsi un acteur majeur aux niveaux régional et international, reconnait le Secrétaire Général de l’OIPC Dr. Vladimir KUVSHINOV, qui indique qu’aujourd’hui: « la protection civile doit être entièrement prise en compte en matière de développement durable et de politiques de sécurité ».

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Grâce au PGICT, le plateau technique de toutes les structures qui interviennent dans la gestion des catastrophes et de l’urgence au Togo est renforcé au Togo avec comme résultat, la réduction significative des délais d’intervention.

Le 20 mai dernier, l’Unité de gestion du PGICT a mis à la disposition du Corps des Sapeurs-pompiers du matériel de pompage et d’intervention. Ce matériel, composé essentiellement de 4 motopompes de grande capacité, de 4 zodiaques d’intervention rapide en cas d’inondation et accessoires, a été acquis à 176 369 677 FCFA (soit environ 305 000 dollars US). Cet arsenal permet au corps d’effectuer non seulement les opérations d’évacuation des eaux des maisons inondées, mais également de faciliter les opérations de sauvetage des populations sujettes aux inondations fluviales. La démonstration a été faite lors de la simulation de grande envergure du 04 au 06 mai 2016 dans la préfecture des Lacs.

Le PGICT a également équipé le Corps des Sapeurs-Pompiers de cinq véhicules médicalisés. Ces ambulances d’un coût global de 150 000 000 FCFA (soit environ 260 000 dollars US) sont allés aux unités de secours des sapeurs-pompiers pour lesquelles le projet est en train de construire des locaux dans les régions des Savanes, Centrale, Plateaux et Maritime.

Toujours en matière de gestion et de préparation aux risques de catastrophes, le PGICT a équipé le corps des sapeurs-pompiers en véhicule de transport de 85 millions de FCFA (65 000 dollars US) et de communication radio (60 radios et leurs accessoires contre 30 prévus initialement).

Désiré KOMOU, Responsable Communication du PGICT

Le PGICT lance un projet de Gestion Durable des Terres au profit d’un orphelinat à Kpalimé

Le Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) contribue à  l’amélioration de la capacité d’accueil, de prise en charge et de gestion écologique des champs et domaines de production maraichère du Centre d’Action Sociale du Togo (CAST) basé à Kpalimé à 120 km au nord-ouest de Lomé.

Ce sous projet du PGICT a été lancé le  14 juin 2016 dans le quartier Yokélé. Porté par l’ONG « les Amis De la Terre », il est financé par la Banque mondiale à travers le PGICT à hauteur de 29,121 millions de FCFA.

L’introduction de nouvelles bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres permettra d’accroître les rendements de l’exploitation des champs, incluant la culture écologique de produits de maraîchage, de légumineuses, de Moringa olifeira, de céréales, de tubercules, de fruitiers, ainsi que leur transformation et leur mise sur le marché.

L’adoption des bonnes pratiques assure également la diversification à travers l’élevage de volailles, la pisciculture, l’apiculture et la myciculture.

Ce sous projet a été lancé par le secrétaire général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières El Hadj SAMA Boundjouw. Il a remercié la Banque Mondiale qui a accepté d’accompagner le gouvernement pour l’exécution de la présente initiative.

M. SAMA a rappelé que le développement durable auquel tout le monde aspire  repose sur trois axes à savoir: l’environnement, l’économie et le social. De ce point de vue, précise-t-il, les enfants d’une même génération doivent avoir la même chance de vivre en ayant droit aux besoins les plus élémentaires. « Nous sommes appelés à être les protecteurs des couches les plus vulnérables de la société », a-t-il ajouté, invitant les bénéficiaires à une utilisation judicieuse des ressources allouées à ce projet.

Mme Joëlle BUSINGER, Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo a réaffirmé que son « institution, dont le mandat principal est la réduction de la pauvreté, ne peut rester indifférente à la vulnérabilité et à la précarité des enfants ». Ainsi, salue-t-elle l’amélioration visée, de manière durable, des conditions de vie des enfants qui vivent dans le centre ainsi que ceux placés dans des familles d’accueil.

Le chargé du PGICT à la Banque Mondiale, Dr Hounkpé Koffi, insista à son tour sur le combat contre la pauvreté dont il s’agit, combat qui constitue l’une des vocations de la Banque Mondiale. « La plupart des enfants qui sont dans ce centre sont vraiment issus de parents très démunis ou sont abandonnés. A voir l’état physique des enfants on se rend compte qu’il y a quand même un encadrement adéquat et qu’ils mangent à leur faim. En discutant avec ce centre nous avons décidé d’accompagner le projet surtout que la gestion durable des terres fait partie intégrante de l’activité ».

La responsable du centre Mme PASTEUR Yevu Mana, a de son côté indiqué que « acquérir une autonomie financière pour rendre durable la prise en charge des enfants et faire face aux charges de fonctionnement, combattre à la source la cause qui produit les enfants abandonnés et vulnérables sont les grands défis … En agriculture par exemple nous cultivons le manioc que nous transformons en gari et nous en faisons le stock pour toute l’année ».

Le préfet de Kloto, M. Assan Kokou BERTIN et le chef canton de Yokélé, Togbui Gbago V ont exprimé leur gratitude au gouvernement et à la Banque Mondiale.

Le Secrétaire Général du MERF et la Représentante Résidente de la Banque Mondiale ont visité les champs de l’orphelinat à Lankui dans la préfecture voisine d’Agou.

Le PGICT exécute près de 80 sous projets à travers tout le Togo pour le compte de sa composante 2. Ces activités communautaires portent sur trois thématiques : l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la gestion durable des forêts et la gestion durable des terres

Désiré KOMOU, Responsable Communication PGICT